Comment est fabriqué le Miel du Larzac ?
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Collecte, Extraction, Apiculture Biologique … On vous dit tout sur le Miel du Larzac !

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Combien d'abeilles dans une ruche ? Qu'est ce qu'une reine chez les abeilles ? Savez-vous comment est « fabriqué » le miel ? Marceline et le Rucher de Massebiau vous expliquent tout !

Pour vous Marceline a suivi Claire Weydert, Apicultrice et co-fondatrice du Rucher de Massebiau, afin d’en apprendre plus sur cet aliment ancestral qu’est le miel. 

Connu de tous et utilisé depuis l’antiquité pour ses multiples vertus, le miel est depuis toujours un incontournable de nos placards. Cependant, savez-vous comment est « fabriqué » ce délice sucré ? Marceline vous dit tout !

Nous avons suivi la fabrication du Miel de sa collecte jusqu’à son extraction grâce au Rucher de Massebiau, une ferme apicole situé proche de Millau, dans l’Aveyron. 


Le Rucher de Massebiau : de quoi il s’agit ?

C’est avant tout 2 personnes, Claire et Lionel, qui ont décidé chacun de quitter leurs activités pour se consacrer à l’apiculture il y a de cela 3 ans. 

Rucher dit « transhumant », le couple déplace ses ruches au fil des saisons pour produire différents types de Miels : 

- Miel de Printemps dans la vallée du Tarn et sur le Larzac

- Miel de Rhododendron à Formiguères (Pyrénées)

- Miel de Bruyère Blanche à Cabrerolles

- Miel de Lavande à Valensole 

- Miel de Châtaignier dans la vallée du Tarn

Ce n’est pas tout ! En plus de proposer une large gamme aux différentes palettes aromatiques, ces Miels sont également certifiés en Apiculture Biologique ! Pour ce faire, ils doivent répondre à 3 critères : 

- Si nécessaire, le nourrissement des ruches doit se faire avec du sucre issu de l’Agriculture Biologique ;

- Le traitement des ruches, indispensable notamment contre un parasite appelé le « varroa », ne peut être réalisé qu’à partir de produits d’origines naturelles ;

- Les ruches doivent être positionnées dans des zones au moins à 50% naturelles ou cultivées en Agriculture Biologique.


La collecte du miel : attention aux piqûres ! 

Nous retrouvons Claire et Lionel une après-midi de juin sur les abords du village de Montredon, situé sur le Plateau du Larzac. En dépits du temps nuageux et du vent, c’est à quelques kilomètres du village que la collecte du miel va s’effectuer. 

Dès notre arrivée sur les ruches, nous nous équipons : combinaisons, gants et enfumoirs sont indispensables pour se prémunir des piqûres. Le rucher compte 40 ruches sur ce site, ce qui représente 50 000 abeilles par ruches soit un total de 2 000 000 d’abeilles ! Une fois l’équipement mis en place, la collecte peut commencer.


Une ruche : comment ça fonctionne ?

Pour comprendre la suite de l’intervention, il est important de comprendre la structure d’une ruche moderne. Une ruche moderne est généralement de forme carré, séparée en 2 parties et composée de divers cadres. 

La partie supérieure de la ruche correspond à la hausse protégée par le couvre-cadres et le toit en tôle. La hausse contient les cadres de hausse qui sont des cadres préremplis de cire gaufrée où les abeilles vont stocker le miel, généralement une hausse contient entre 8 et 10 cadres de hausses.

La partie inférieure de la ruche contient des cadres de corps également préremplis de cire gaufrée : couvain, pollen, nectar et miel se mélangent dans ces cadres et sont essentiels à la vie de la ruche : 

- Couvain : cellules composées des nymphes, larves et œufs de la ruche, pondus par la reine et protégées par les ouvrières. Il s’agit du cœur de la ruche car il contient la descendance nécessaire à la pérennité de la ruche, dont la future reine. Elles sont généralement situées au centre des cadres de corps ;

- Cellules de miel : ces cadres situés vers les coins des cadres de corps, servent principalement aux ouvrières pour l’alimentation des larves de la ruche ;

- Cellules de nectar : le nectar est du miel qui n’a pas encore été séché par les abeilles, il s’agit d’une source de nourriture pour ces dernières mais ne sert toutefois pas au nourrissement des larves. Elles se trouvent en dessous des cellules de miel ; 

- Cellules de pollen : difficilement repérable, il s’agit des réserves en protéines de la ruche, pour alimenter les abeilles lorsque celles-ci ne peuvent aller butiner à l’extérieur ;

- Cellules royales : elles contiennent les futures reines qui sont nourris à la gelée royale, elles sont facilement identifiables de part leurs grandes tailles et leurs structures situé hors des alvéoles.  

Enfin, en dessous de ces cadres de corps se trouve l’entrée de la ruche avec la planche d’envol.


La première chose à faire est d’enfumer la ruche grâce à l’enfumoir, cela permet de distraire et avertir les abeilles pour pouvoir collecter les cadres de miel sans se faire attaquer. En effet, la fumée va bloquer la communication par phéromones et leur fait croire à un incendie ce qui va les entraîner vers alvéoles pour boire le nectar, afin de sauver le plus de miel possible. 

Une fois les abeilles distraites, l’intervention démarre : Claire soulève le toit en tôle de la ruche, retire le couvre-cadres ce qui permet l’accès direct aux cadres de hausse. 

Claire nous confie qu’il s’agit d’une opération délicate : « nous devons être très vigilent à ne pas écraser d’abeilles, nous apportons une attention particulière à la reine car sa perte mettrai fin à la ruche qui partirai en essaimage ». 

A l’aide de son lève-cadre, Claire soulève un à un les cadres de hausse, puis retire les abeilles présente à l’aide d’une balayette. Une fois les cadres exempts d’abeilles, elle les met à l’abris au sein d’une hausse dédié au transport. Les cadres de hausse prélevés sont alors remplacés par des cadres de hausses vides. 

Claire inspecte également l’état de santé de la ruche, pour se faire elle déplace la hausse (partie supérieure de la ruche) ce qui lui libère l’accès à la partie inférieure de la ruche. Elle débute l’inspection par un cadre de corps situé à une extrémité, appelé « cadre de rive ».

Les cadres situés aux extrémités sont généralement composés majoritairement de cellules de miels et pollens, tandis que les cadres situés vers le centre de la partie inférieur sont majoritairement composés de couvains. 

Claire inspecte les cadres de corps 1 à 1, en vérifiant :

- La présence effective de la reine ;

- La présence de provisions en quantités suffisantes (pollen) ;

- La quantité et l’état du couvain ;

- La présence de cellules royales.

Dans le cas où il y aurait des cellules royales, cela serait une preuve que la ruche souhaite essaimer (diviser la colonie en 2 avec une moitié qui partirai dans la nature à la recherche d’une nouvelle ruche). Si la reine est présente et continue à pondre, il est alors important de supprimer ces cellules royales pour éviter l’essaimage et ainsi préserver les récoltes de miel.

Une fois la récolte et les vérifications effectués, claire referme la ruche et note à l’aide d’un marqueur ses observations sur le toit de la ruche, afin de garantir le bon suivi de chaque ruche : il s’agit d’un véritable carnet de santé ! Elle charge les hausses de transport et se rend à la miellerie située à Massebiau. 


L’extraction du miel : l’heure de vérité ! 

Nous voilà au sein de la miellerie du Rucher de Massebiau, celle-ci comprend un bac à désoperculer les cadres, une centrifugeuse ainsi que des fûts de maturation. 

Pour commencer, Claire sort des hausses de transport les cadres gorgés de miel qu’elle vient positionner sur le bac à désoperculer. Puis, cadre par cadre, elle retire avec un couteau la couche de cire faisant office d’opercule aux alvéoles : le miel est désormais à l’air libre ! 

Les cadres sont ensuite positionnés dans la centrifugeuse : il s’agit vulgairement « d’une grosse essoreuse à salade » dans laquelle les cadres désoperculés sont installés, afin d’en extraire à froid le miel qu’ils contiennent. Il est idéal de procéder à l’extraction du miel juste après la collecte des cadres, car le miel sera à température ambiante le rendant moins visqueux et facilitant l’extraction. 

Une fois le miel extrait, il est transféré vers un fût de maturation dans lequel il restera quelques jours avant la mise en pot. Les cadres essorés sont quant à eux mis de côté pour être placé dans de nouvelles ruches. 

Lors du transfert, le miel passe au travers d’un tamis qui permet de retenir les particules indésirables tels de la cire ou des fragments d’opercules. Les particules restantes seront naturellement filtrées dans le fût : celle-ci vont remonter vers la surface.

Ainsi le miel est extrait à froid selon un procédé purement mécanique, il ne subit aucune transformation ce qui préserve ses saveurs et en fait un produit très brut ! 


Vous savez désormais comment le miel arrive sur votre table ! Retrouvez cet article en vidéo sur la chaîne Youtube de Marceline 

Pour déguster les Miels, Nougats et Pains d’épices Bio du Rucher de Massebiau, pensez à Marceline,  Cliquez ici 


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